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Mille et une façons d’apprécier la nature !

Photos : Didier Constant, Lone Rider et compagnies

Vous aimez la moto? Le camping vous intéresse? Si vous répondez «oui» à ces deux questions, vous êtes un client potentiel pour le camping à moto. Et, à moins que vous décidiez de tester le «glamping» ou le prêt-à-camper, il y a de fortes chances que vous deviez vous équiper en conséquence à court ou à moyen terme. Cela s’applique que vous préfériez le camping sauvage, le camping chez l’habitant ou le camping aménagé. 

Si vous ne possédez pas d’équipement, vous allez devoir dépenser une somme conséquente pour acheter l’équipement de base, car le camping coûte cher, contrairement à la croyance populaire. Plus vous voudrez vous équiper d’articles légers et compacts, plus cette somme sera importante. Pour ne pas vous fourvoyer, je vous conseillerai d’emprunter ou de louer un équipement de base avant de vous lancer dans l’aventure et découvrir, après coup, que vous n’aimez pas vraiment ça. Si, après cet essai, vous décidez d’acheter votre propre équipement, testez-le dans votre cour, dans un parc près de chez vous, sur le terrain d’un ami ou sur un terrain de camping proche, pour une nuit, avant de partir en bivouac pour plusieurs jours.

Vous pouvez également obtenir des conseils auprès de Camping Québec, de la Sépaq ou des grandes enseignes du plein air et du camping.

Choisir son équipement

Ceux qui me connaissent ou me suivent depuis longtemps savent que je n’ai jamais été un grand amateur de camping. En fait, je m’y suis mis tardivement pour faire plaisir à mon petit-fils de six ans, qui y voit une sorte d’aventure accessible et amusante. Et, tant qu’à m’équiper pour le camping familial en auto, autant choisir des équipements que je peux également utiliser en motocamping. En effet, il existe autant de différences entre un randonneur « ultra-léger » et un amateur de VR qu’entre un motard en mode survivaliste et un autre qui voyage avec une tente-roulotte pour moto. Et, même si toutes les options ne m’attirent pas forcément, je les comprends et elles sont toutes légitimes.

J’ai passé les six derniers mois à m’informer sur les équipements de camping, particulièrement ceux dédiés à l’ultraléger. J’ai consulté des spécialistes du domaine et fait mes devoirs. Sur YouTube, le trekking est très populaire et compte de nombreuses vedettes, surtout aux États-Unis. J’ai souscrit à des chaînes de créateurs de contenu qui comptent des centaines de milliers d’abonnés et proposent des ressources et des conseils pratiques, ainsi qu’à celles de motocampeurs réputés.

Grâce à leurs précieux conseils et à leur grande expérience, l’hiver interminable m’a permis de devenir un pseudoexpert en équipement de randonnée et de camping à moto, deux domaines dans lesquels la technologie de pointe et les prix exorbitants des produits sont la norme. Des secteurs d’activité dominés par des startups innovantes, américaines, australiennes, européennes ou chinoises, parmi lesquelles Big Agnes, Durston, Exped, Hélinox, Kilos Gear, Marmot, MSR, Nemo, Samaya, Sea To Summit, Therm-A-Rest, Zenbivy. On y trouve aussi de gros groupes, comme Canadian Tire, Latulippe, MEC, REI (l’équivalent américain de MEC), SAIL et le géant français Décathlon. Sans oublier Amazon, site auprès duquel se fournissent de très nombreux utilisateurs.

En ce qui me concerne, mon processus d’achat est toujours le même, quels que soient les produits que je recherche. Mon premier critère de sélection est la qualité. J’essaie toujours d’acheter le meilleur équipement possible en fonction de mon budget. Des produits qui ont fait leurs preuves et dont la réputation de solidité et de fiabilité est éprouvée. Ils se révèlent généralement coûteux à l’achat, mais on n’a pas besoin de les remplacer à tout bout de champ parce qu’ils brisent inopinément ou ne correspondent pas à nos besoins réels. Sur le long terme, cette solution s’avère souvent moins onéreuse. En deuxième lieu, à qualité égale, je favorise les produits fabriqués au Canada ou en France (à cause de ma double nationalité), afin de stimuler l’économie locale. Néanmoins, si un produit est fabriqué ailleurs (même aux États-Unis ou en Chine), je ne m’empêche pas de l’acheter sur ce seul critère, s’il répond au premier et qu’aucun produit local équivalent n’est offert. J’essaie, autant que possible, d’encourager les détaillants locaux, quand la qualité et le prix sont au rendez-vous. Mais, comme beaucoup d’entre nous, j’achète aussi sur Amazon ou auprès de boutiques en ligne spécialisées, quand je n’ai pas le choix. En troisième lieu, j’essaie de privilégier des compagnies qui œuvrent dans l’industrie motocycliste ou qui l’encouragent. Celles qui alimentent ma passion. Finalement, je soutiens les fournisseurs qui ont ce dont j’ai besoin en stock et qui peuvent me livrer rapidement. C’est donc sur ces bases que je me suis équipé pour le motocamping.

Le nécessaire

Quel que soit le type de camping que vous pratiquez, il y a cinq besoins vitaux à combler. Ceux-ci incluent l’hébergement (tente, matelas, sac de couchage), la préparation des repas (réchaud, popotes, ustensiles), l’hygiène, la sécurité et l’éclairage. Une bonne préparation garantit le confort et la sécurité en pleine nature. Et bonifie votre expérience.

Hébergement

Plus l’équipement que vous cherchez est léger et compact, plus il est cher. Cependant, à moto, on n’a pas besoin forcément d’équipements ultralégers, dans la mesure où ce n’est pas nous qui les portons, mais la moto. Et que quelques kilos en plus ne font pas forcément la différence dans ce cas précis. Avec certaines exceptions, bien entendu. En fait, la compacité est plus importante que le poids, à moto, car on peut vite manquer de place.

Pour mes tentes, je fais confiance à Lone Rider. C’est une compagnie française qui œuvre dans l’industrie motocycliste et dont les produits sont hautement qualitatifs. De plus, Lone Rider est partenaire de Motoplus.ca depuis maintenant cinq ans et nous soutient dans nos projets. Et ça, ça n’a pas de prix.

Pour mes bivouacs à moto, j’utilise principalement ma Lone Rider ADVTent (849,00$), car elle est logeable (deux personnes ou une personne avec ses bagages), étanche, solide et relativement compacte. Elle rentre parfaitement dans une valise latérale standard, en position couchée. Quand je pars pour une sortie de plusieurs jours, avec un compagnon de voyage, ou quand je voyage en famille, j’opte alors pour ma Lone Rider MotoTent, avec son kit d’auvent optionnel (1 158,00$). Et plutôt que de ranger ma moto dans la partie «garage», j’utilise cet espace pour abriter mes bagages et mes équipements. Ou pour dormir, quand on voyage à trois personnes. 

Il existe bien entendu d’autres tentes aussi bonnes, plus légères et plus compactes (voir à la fin de l’article), mais elles ne répondent pas à tous mes critères de sélection. Elles sont souvent tout aussi coûteuses, voire plus.

Pour ce qui est de mon système de couchage personnel, j’ai opté pour un ensemble de marque Zenbivi. C’est, à mon avis, le poste sur lequel il est judicieux de dépenser plus d’argent pour bien dormir et être reposé après un long trajet à moto. L’item le plus important est le matelas, suivi du duvet. Mon matelas pneumatique est un Zenbivi Flex Air (219,00$), de grande taille ( 198 cm x 63 cm) et de forme rectangulaire. Je ne me sens pas à l’aise sur les matelas de taille moyenne, en forme de sarcophage.

Zenbivy Flex Air

Le Flex Air est chaud et isolant, offrant une R-Value (ou valeur de résistance thermique) de 4,8. Cette dernière évalue la capacité d’un matelas à isoler votre corps du froid venant du sol. Elle s’échelonne de 0 à 11. Plus elle est élevée, meilleure est l’isolation : une valeur de zéro à deux convient pour l’été, deux à quatre pour trois saisons, et plus de quatre pour l’hiver. Cet indice est crucial pour le confort et la récupération en bivouac. Choisissez la R-Value de votre matelas en fonction des températures auxquelles vous allez camper, le plus souvent. Sachez que plus elle est élevée, plus votre matelas coûtera cher. Sachez aussi que les valeurs R s’additionnent. Cela signifie que vous pouvez utiliser deux matelas (un tapis de sol à cellules de mousse fermées et un pneumatique) et additionner leurs valeurs R pour une plus grande polyvalence.

Ma femme et mon petit-fils utilisent un matelas Hikenture 6,2 R en forme de sarcophage, de taille régulière, très semblable à mon Zenbivy quant à la construction et à l’isolation, mais beaucoup plus abordable (90 $).

Mon sac de couchage est en fait une couette en plumes (quilt, en anglais) Zenbivy Light (199,00$) qui se referme aux pieds et se fixe au drap (99,00$) qui enveloppe le matelas, sur les côtés, afin de limiter les courants d’air. Je suis claustrophobe et je n’aime pas être engoncé dans un sac de couchage qui limite mes mouvements, particulièrement ceux de type momie. J’utilise un drap d’appoint (sac à viande Décathlon – 60$) qui protège la couette de la saleté ou des mauvaises odeurs et me permet de rester au chaud, même quand il fait plus froid. Ma couette est conçue pour une température de confort de -4°C (25°F). Comme je campe rarement au début du printemps ou à la fin de l’automne, encore moins l’hiver, c’est parfait pour mes besoins. 

Nos matelas sont vendus avec un sac de gonflage inclus, mais, personnellement, j’utilise une mini pompe électrique Flextail Max Pump 3 (81,00$) qui fait également de lampe d’appoint et de chargeur USB. Plus rapide et plus efficace. Il est déconseillé de gonfler les matelas et oreillers pneumatiques à la bouche, car l’humidité de l’haleine peut créer de la moisissure interne et endommager l’isolation.

Pompe électrique rechargeable Flextail Max Pump 3

Ma femme a choisi un duvet en plumes Naturehike CW700 (239,00$), de type momie, en taille M, la protégeant jusqu’à -1,7°C, en tout confort. Mon petit-fils couche dans un duvet Quechua MH 500 0°C. Les deux se servent également d’un sac à viande.

Chacun de nous dort avec un oreiller gonflable. Dans mon cas, il s’agit d’un Zenbivy SoftTop (75$). Ma femme et mon petit-fils ont préféré un Hikenture (35$).

Chaise Kilos Gear GrandPeak High Back et tabouret assorti

Enfin, nous amenons toujours une chaise de camping, soit une GrandPeak High-Back de Kilos Gear (189,00$), avec son tabouret (63,00$) que j’utilise comme chaise, en mode minimaliste et une autre de marque Trekology (48,00$), robuste et légère. Ainsi qu’une petite table pliante Trekology (35,00$)

Préparation des repas

Pour moi, il est primordial de bien manger. Surtout en camping. Et je suis équipé pour faire face à toutes les situations. Et à toutes les configurations. En plus, j’adore cuisiner.

Mon principal réchaud est un Jetboil Flash 1,0 L V2,0 (179,99 $). C’est un modèle intégré performant, qui fait bouillir de l’eau très rapidement, tout en économisant le gaz. Je l’emmène sur quasiment toutes mes sorties. Il est compact, relativement léger et très efficace. Ses accessoires (poêle, marmite de 1,5 litre, presse à café, ustensiles et support de pot) le rendent extrêmement polyvalent. En camping familial, j’utilise un deuxième réchaud (un modèle déporté Odoland de 6800W) avec lequel je peux cuisiner un deuxième plat simultanément. Dans ce cas précis, j’emporte également une popote Odoland qui comprend une petite casserole, une poêle et une bouilloire qui se rangent l’une dans l’autre et me permettent de faire des recettes complexes, comme à la maison.

Jetboil Flash 1,0L

À moto, j’utilise mon Jetboil et ses accessoires en conjonction avec un réchaud Campingmoon XD-2F-ST. C’est une réplique chinoise du Soto Windmaster, de haute qualité, qui se vend moins de 50$ sur Amazon en plus d’être compact et léger (92 g). Il peut utiliser trois types de carburant (isobutane, butane, propane), avec les adaptateurs idoines que j’ai achetés. 

En mode minimaliste, c’est-à-dire quand je voyage avec une moto de type double usage ou une aventurière de petite cylindrée, je prends alors mon réchaud BSR 3000T, un modèle chinois en titane, ultraléger et très économique. Il pèse 26g et coûte moins de 26$ sur Amazon. Reconnaissable à son petit sac vert, il se range dans une tasse en titane avec une bonbonne de gaz de 100 g et se montre très compact. En plus de fonctionner à tout coup. Un incontournable du milieu Ultralight.

Réchaud BSR 3000T

Et, pour pallier tout problème, je traîne toujours un poêle à bois pliable, en acier inoxydable, qui se range dans un petit sac et prend peu de place. Je l’utilise parfois en conjonction avec un réchaud à alcool Trangia. Si je pense faire un feu de camp et que j’ai de la place, j’apporte alors une grille de camping pliable Redcamp (51,50$).

Tous mes ustensiles de cuisine sont rangés dans une trousse à outils Lone Rider que j’ai détournée de son utilisation première. Ils comprennent une cuillère à long manche en titane (pour manger à même les sacs de repas lyophilisés sans se beurrer les doigts), des cuillères, des fourchettes, des baguettes, des couteaux Opinel n°8, un couteau de chef, pour découper la viande et les légumes, des spatules et plusieurs autres accessoires, dont un ouvre-boîte, un tire-bouchon et un décapsuleur. Mes assiettes et plats pliables Sea To Summit sont rangés dans un sac distinct, et, dans un autre, je mets salière, poivrière, pots à épices et condiments en sachets.

Assiette repliable Sea To Summit

Personnellement, je suis un amateur d’expresso. Je ne saurais m’en passer. En camping, j’apporte toujours ma cafetière électrique nomade Wacaco Pixapresso (220,00$), qui fait un excellent expresso et prend peu de place. Elle est également compatible avec les capsules de type Nespresso pour ceux qui veulent se simplifier la vie.

Wacaco Pixapresso

Et, par mesure de sécurité, quand je pars pour plusieurs jours, j’emporte toujours deux repas lyophilisés de marques Dunord ou Treko afin de me dépanner dans le cas peu probable où je serais dans l’incapacité de cuisiner. Pour votre information, je pense publier un guide de cuisine nomade dans les prochains mois, avec beaucoup recettes originales et faciles à faire en bivouac. Dites-moi si ça vous intéresse.

L’hygiène

Même s’il est difficile de disposer d’une douche ou d’une source d’eau courante en bivouac, à moins de camper dans un terrain aménagé, il est primordial de maintenir une bonne hygiène corporelle, mais aussi de pouvoir nettoyer ustensiles et accessoires. Pour ça, j’utilise un réservoir d’eau de camping de 10 L de Décathlon (22,00$) que je remplis selon mes besoins, deux bouteilles d’eau d’un litre, une CNOC Vesica (26,99$) et une Mazama M!GO (26,00$) et un filtre Sawyer Squeeze SP129, avec deux poches d’un litre (83,53$) pour toujours avoir accès à de l’eau potable. 

Filtre à eau Sawyer Squeeze

Ma trousse de toilette est simple, mais elle contient au moins une brosse à dents, du dentifrice, un coupe-ongles, du baume à lèvres, du shampoing et du savon biodégradables que je peux utiliser pour me laver, mais aussi pour faire la vaisselle.

Je traîne toujours une serviette Rainleaf en microfibre (23,99 $) de grande taille, du savon biodégradable , des lingettes Sea to Summit Wilderness Wipes (15,90 $ pour deux paquets de 12), une corde à étendre, une éponge, un linge à vaisselle, un racloir pour récurer les poêles et chaudrons, ainsi qu’un torchon suédois. Ce sont des chiffons de nettoyage durables, ultra-absorbants et compostables, fabriqués à partir de cellulose de bois et de coton. Un torchon suédois peut remplacer jusqu’à 17 rouleaux d’essuie-tout. Ils durent plusieurs mois, nettoient sans laisser de traces et sèchent rapidement pour éviter les odeurs. Ils sont lavables en machine, passent au lave-vaisselle et sont entièrement biodégradables.

Pour mes besoins personnels, j’ai une truelle de randonnée ultralégère Naceture, en aluminium (18,99$) et un rouleau de papier de toilette aplati dans un Ziploc. 

Et surtout, j’essaie de ne pas oublier d’apporter des sacs-poubelle ou des Ziploc pour respecter le principe du « sans traces ».

La sécurité

Pour cette raison, j’ai préparé une trousse de premiers soins pour soigner les affections courantes : des bandages, des pansements, un désinfectant, de l’ibuprofène, du paracétamol, de l’Imodium, ainsi que mes médicaments pour le diabète, rangés dans un compartiment réfrigéré. Pour les cas plus graves que je ne suis pas en mesure de soigner moi-même, j’ai une assurance Croix Bleue. J’apporte aussi du répulsif à moustiques afin de me protéger contre ces insectes qui tuent plus d’êtres humains par année que les ours, les requins et autres animaux sauvages. Ainsi que de la crème solaire. Si je vais dans une région réputée pour abriter des ours, j’emporte une canette de spray anti-ours et des contenants hermétiques et étanches pour ranger ma nourriture et mes déchets. Si je pars dans un endroit isolé où la couverture cellulaire est inexistante, je prends ma balise satellite SPOT X et je souscris un abonnement à Helico Secours. Plusieurs de mes cartes de crédit m’offrent également une couverture pour le transport médical d’urgence. Pour le reste, je croise les doigts 😉

L’éclairage et les équipements électroniques

En ce qui concerne l’éclairage, j’ai deux lampes de camping rechargeables. Il y a la lampe Quechua USB-C de Décathlon (40,00 $), qui compte quatre modes. J’ai aussi une lampe gonflable à DEL de marque BioLite (39,99 $), qui est alimentée par énergie solaire et permet de recharger des accessoires USB. J’ai toujours une lampe de poche à DEL Nebo Inspector 500+ (60,00$) dans mon sac de réservoir. Lors de nos escapades en camping en famille, chaque membre de notre groupe s’équipe d’une lampe frontale, soit une NEBO Micro 500+ (60 $), une Nitecore NU27 (72 $) et une Forclaz HL 100 USB de Décathlon (22 $). Sans oublier ma pompe Flextail Max Pump 3 qui fait également office de lampe de camping, au besoin.

Nitecore NU27

En ce qui concerne l’électronique, je voyage avec un chargeur portable Veektomx de 10000 mA · h (27,99 $) pour les courts séjours, ou avec un Anker PowerCore 20100 mA · h (discontinué) si je pars plus longtemps. Si j’ai besoin de travailler, ce que j’évite en camping, j’emporte mon MacBook Pro. Pour le reste, mon iPhone est ma plateforme numérique de prédilection. À moto, je l’utilise comme GPS, grâce à mon écran Apple CarPlay Carpuride W702 Pro (473,00$).

Et bien sûr, je transporte mon équipement photo Canon pour illustrer mes voyages et séjours en bivouac.

Les vêtements 

Pour rester au chaud et au sec en toutes circonstances, j’applique l’art de la superposition des couches, aussi appelé principe des pelures d’oignon, tel que décrit dans cet article sur la meilleure façon de se protéger du froid à moto.

Mon équipement de base est généralement constitué d’un ensemble blouson/pantalon imperméable (laminé ou multicouche), correspondant au voyage que je planifie. Selon le cas, j’opte soit pour mon ensemble laminé Alpinestars Halo Pro DS XF, soit pour mon REV’IT! Tectonic H2O ou mon Leatt ADV 8.5 Multitour, si je préfère un ensemble multicouche.

REV’IT! Tectonic H2O

En guise de doublure thermale, j’utilise une doudoune REV’IT! Solar 3, qui fait également office de veste autonome chaude, légère et compressible, quand je ne suis pas à moto. Au besoin, c’est-à-dire si je planifie de rouler en montagne au printemps ou en automne, j’apporte ma veste chauffante Mosko Moto Ectotherm, qui remplace alors ma doudoune et fait double office.

Ma couche de base se compose de mon ensemble Mosko Moto Strata Merino, ou de mon kit en laine mérinos REV’IT! Helios Merino. En plus d’être légers et efficaces, ils prennent peu de place dans mes bagages et sont faciles à entretenir. Ils se lavent à la main et sèchent en moins de quatre heures. Pratique en voyage, pour rouler ou pour dormir. 

Couche de base Mosko Moto Strata Merino

Mon équipement inclut aussi un tour de cou fin et une balaclava en laine mérinos ou en fibres synthétiques. Je m’en sers aussi pour dormir et garder la tête au chaud. Ces accessoires jouent un rôle de régulation thermique (contre le froid, mais aussi contre la chaleur) et permettent de réduire la transpiration. Et les odeurs de « capine » dans le casque, dans le cas de la cagoule…

Personnellement, je porte un sous-vêtement Moto-Skiveez ou un short de cycliste sous mes vêtements de route, afin d’accroître le confort et des bas de contention (disponibles en pharmacie) pour favoriser la circulation sanguine au niveau des jambes. J’apporte également une paire de chaussettes hautes et chaudes, pour les journées fraîches et une paire de chaussettes étanches. Chères, mais efficaces.

REV’IT! Helios Merino

Sinon, mes vêtements se limitent au strict nécessaire. Si j’entreprends un voyage de plusieurs jours, ils incluent trois paires de sous-vêtements et de T-shirts techniques  (je les lave au fur et à mesure). Ainsi, j’ai toujours deux ensembles d’avance, dont un en laine mérinos, en cas de besoin. Je ne porte jamais de coton à moto, car ce tissu retient l’humidité.

Enfin, je complète mon kit avec un pantalon en toile léger, un short, une paire de baskets pour marcher ou une paire de sandales. C’est tout, mais ça me permet de faire face à toutes les situations.

Les bagages

La GSX-8TT et sa bagagerie d’origine

Cet été, je vais avoir une Suzuki GSX-8TT en essai à long terme. Elle sera équipée de bagages d’origine Suzuki, fabriqués par SW-Motech. J’aurai une paire de sacoches cavalières (673,97$) avec support (139,45$), un grand sac de réservoir (315,97$), avec bague de réservoir magnétique (76,97$) et un sac de queue SW-Motech Pro Rearbag de 22 à 34 litres de capacité (479,99 $). Ça devrait me permettre de partir en camping sans problème, en mode léger, cependant. 

Sinon, pour mes bagages, je fais confiance à Lone Rider. Selon la moto avec laquelle je voyage, j’utilise différents kits de la marque française.

Sacoches Lone Rider ADVBages 45

En mode minimaliste, c’est-à-dire avec une moto double usage ou une aventurière de petite cylindrée (moins de 500 cm3), je prends des ADVBags 45 (1 099,00$) ou des ADVBags 16 (599,00$), avec un sac de réservoir Ranger Mini (399,00$) ou un sac de guidon (189,00$).

Avec une aventurière de moyenne cylindrée, j’opte soit pour les ADVBags 70 (1 299,00$), soit pour les Motobags (1 899,00$). Je complète mon paquetage avec un sac Overlander 48L (539,00$), un sac Explorer 30L (329,00$) ou un Tail Pack (289,00$), selon mes besoins. Et un sac de réservoir Ranger (499,00$). Si nécessaire, j’ajouterai des MiniBag 6L (169,00$), des MicroBag 2,5L (139,00$) et des porte-bouteilles V2 (simple: 95,00$ — Double : 129,00$).

Sur de grosses machines d’aventure ou de tourisme, je reprends le même arrangement auquel j’ajoute un coffre arrière MotoCase de 42 L (1 099,00$).

Les outils

Cette année, j’ai remplacé ma grosse trousse à outils Lone Rider (169,00$) par un kit simple et léger, mais très complet. Il contient une trousse à outils Engduro Doubletrak (115,00$) ; une pince multioutils Leatherman Skeletool (124,95 $) ; un couteau suisse Victorinox Huntsman (66,00 $) et une petite clef à molette. Avec ces quatre outils, je peux quasiment tout faire sur ma moto. Sans me surcharger.

Enduro DoubleTrak

Je complète l’ensemble avec un gonfleur portable rechargeable AstroAI L4 (36,44$), un survolteur de batterie portatif USB Antigravity XP-1 Micro Start (251,95$), un kit de réparation de pneus tubeless, un bloque-disque ou un cadenas en U, des colliers de serrage (Tie-Wraps), du  scotch américain (Duct tape), un tube flexible pour siphonner de l’essence, en cas de besoin, un support de béquille (pour les terrains meubles), une sangle solide pour me dépanner et deux sangles Rok Straps.

Pour la partie « camping », j’ajouterais une scie pliante, un briquet-tempête et des allume-feu. Sans oublier des bouchons d’oreilles qui me serviront autant pour rouler que pour dormir.

En conclusion

J’espère que cet article répondra à vos questions et vous permettra d’entrevoir votre saison de camping à moto avec sérénité. Si j’ai oublié quelque chose, contactez-moi, ça me fera plaisir de vous répondre. Bon été!

Informations générales

Les principales marques d’équipement de camping et de plein air au Canada
(par ordre alphabétique)

  • Anker (Chine) — solutions de recharge
  • Arc’teryx (Canada) — vêtements techniques
  • Altitude (Canada) — détaillant de matériel de camping et de plein air
  • Big Agnes (États-Unis) — tentes, matelas, sacs de couchage, oreillers, chaises…
  • Black Diamond (États-Unis) — équipement d’escalade, de ski et de montagne
  • Chlorophylle (Canada) — vêtements de plein air
  • Coleman (États-Unis) — équipement de plein air
  • Cumulus (Pologne) — duvets et équipement de plein air
  • Décathlon (France) — articles de sport et équipement de plein air
  • Durston (Canada) — équipement de randonnée ultralégère, tentes et sacs à dos
  • Exped (Suisse) — matelas de sol, tentes, sac à dos et sacs de couchage
  • Ferrino (Italie) — tentes, matériel de camping et d’alpinisme
  • Featherstone Outdoors (États-Unis) — tentes, matelas de sol, quilts
  • Flextail (Chine) — matelas gonflables, pompes de gonflage compacts
  • Firemaple (Chine) — matériel de camping et réchauds
  • Forclaz (France) — sports de montagne et camping
  • Hélinox (Corée du Sud — mobilier de camping ultraléger
  • Hikenture (Chine) — matelas et oreillers de camping, équipement de randonnée
  • Jetboil (États-Unis) — matériel de cuisine nomade
  • Kilos Gear (États-Unis) — matériel de camping léger
  • Kuma Outdoor Gear (Canada)—  tentes et mobilier d’extérieur
  • La Cordée (Canada) — détaillant de matériel de camping et de plein air
  • Latulippe (Canada) — détaillant de matériel de chasse, de pêche et de plein air
  • Leatherman (États-Unis) —  pinces et outils multifonctions
  • Marmot (États-Unis) — équipement technique pour l’alpinisme, le ski et la randonnée
  • MEC (Canada) — distributeur de matériel de plein air
  • Mount Trail (Canada)  — tentes, quilts, sacs de couchage
  • MSR (États-Unis) — tentes, réchauds, filtres à eau
  • Naturehike (Chine) — équipement de camping et de randonnée ( tentes, matelas, sacs de couchage)
  • Nemo (États-Unis) — équipement de camping et de randonnée ultralégère
  • Nitecore (Chine) — éclairage, lampes, chargeurs et batteries
  • Odoland (États-Unis) — équipement de camping et de plein air
  • Quéchua (France) — camping et randonnée légère
  • REI (États-Unis) — coopérative de consommateurs de matériel de plein air
  • SAIL (Canada) — détaillant de matériel de plein air
  • Samaya (France) — tentes d’alpinisme et d’expédition ultalégères
  • Sea To Summit (Australie) — équipement de camping, de randonnée, d’alpinisme et de plein air
  • Simond (France) — alpinisme, randonnée technique
  • The North Face (États-Unis) — équipement de camping et de plein air
  • Therm-A-Rest (États-Unis — matelas de randonnée, sacs de couchage, oreillers,
  • Trekology (États-Unis) — équipement de camping et de plein air ultraléger
  • Veektomx (Chine) — solutions de recharge portable
  • Victorinox (Suisse) — couteaux suisses, outils multifonctions, montres, bagages et parfums
  • Wildtek (Canada) — tentes de toit et accessoires de camping
  • YETI (États-Unis) — glacières, tasses et bouteilles isothermes
  • Zenbivy (États-Unis) — solutions de couchage innovantes (matelas gonflables, quilles, oreillers)

Les tentes ultralégères

Tente MSR

Les meilleures tentes de camping ultralégères (UL) combinent légèreté extrême, durabilité et habitabilité. Elles sont idéales pour la randonnée ou le motocamping en mode Ultralight. Il faut savoir que les tentes ultralégères, tout comme les autres équipements de cette famille, sont généralement chères, car très techniques, mais aussi relativement fragiles. À moto, on peut opter pour des tentes un peu plus lourdes, plus résistantes et moins chères. C’est une question de choix personnel… et de budget!

  • Big Agnes Copper Spur HV UL2/UL3 : La référence! Solide et bien pensée.
  • Big Agnes Tiger Wall UL2 : semi-autoportante très légère.
  • Durston X-Mid 1/Pro 2 : excellent rapport poids/espace. Utilise des bâtons de randonnée.
  • MSR Hubba Hubba NX/LT : un classique.
  • Nemo Hornet Elite Osmo : poids minimal. Parfaite pour les climats chauds.
  • Samaya 2.5 : polyvalente et bon rapport poids/espace. Pour 2 personnes et leurs bagages.

Les tentes canadiennes

Tente Kuma Bear Den 3

Les meilleures tentes de camping canadiennes incluent des marques réputées pour leur qualité, comme MEC (Mountain Equipment Company), Kuma Outdoor Gear pour le confort, ainsi que les tentes de toit Wildtek (conçues au Québec) et James Baroud, idéales pour «l’Overlanding».

Les tentes françaises disponibles au Québec

Tente Samaya 2.5

Dans les marques françaises commercialisées au Québec, on trouve les tentes de Décathlon (Quéchua, Simond). Accessibles et innovantes, elles sont déclinées en de nombreux modèles et sont parfaites pour le camping récréatif, les débutants et les utilisateurs au budget réduit. D’excellents produits à prix étudiés pour ne pas vous ruiner.

Sinon, au sommet de la chaîne alimentaire, se trouvent les tentes Samaya (bivouac/haute montagne). Il s’agit d’une marque innovante basée à Annecy, spécialisée dans les tentes ultralégères et techniques, quatre saisons, souvent citée comme référence pour l’alpinisme et les expéditions himalayennes. 

Les bons matelas pneumatiques (2026)

  • Big Agnes Campmeister Deluxe XL (399,95$)
  • Big Agnes Rapide SL (259.95$) R4.8
  • Exped Ultra 6.5 (319,99$) R6.5 
  • Flextail R05 (183,00$) R5.6
  • Hikenture 6.2 R (90$)
  • Naturehike NKTR R5.8 (124,00$)
  • Naturehike NKTR R8.8 (154,00$)
  • Nemo Tensor All seasons (350$) R5,4
  • Paria Outdoors Recharge XL R4.7 (160$)
  • Kilos Gear AeroCloud Elite R5.0 (183,00$)
  • Simond MT900 Air isolé, par Décathlon L/XL (150-180$) . R5.4
  • Sea To Summit Ether Light XR (330$) R4.1
  • Therm-A-Rest NeoAir XLite NXT (320$) R4.5
  • Therm-A-Rest NeoLoft (L) (354,95$) 
  • Zenbivi Flex Air : L (219 $) R4.8
  • Zenbivi Ultra Light Air : L (199 $ ) R4.8 

Vidéoclips

Voici quatre façons de pratiquer le camping à moto.  Avec toutes les déclinaisons possibles. À vous de déterminer si l’une d’entre elles vous correspond.

Le campeur minimaliste

Le campeur aventurier

Le campeur hédoniste

Le campeur amoureux de la nature