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Mes 20 circuits préférés

European Classic Series (ECS)

Photos : Didier Constant, Pierre Désilets, Suzuki, Bikerspix, BMW, Photoclik.es, Renaud Henry, Christine Cardona, Dave Beaudoin, Joerg Kuenstle., Brian J. Nelson, Dave Smith, Pierre Goyette, Jérôme Laumailler, Esprit-Racing, Bruno Laurent, Olivier Wagner, DR

Quand j’ai débuté dans le métier, en 1985, j’étais un fan de Grand Prix, mais surtout d’endurance. Je le suis toujours d’ailleurs ! Je possédais alors une Suzuki GSX-R750, réplique de la moto Championne du monde en 1983, avec Hervé Moineau et Richard Hubin. Il s’agissait de la première vraie sportive vendue au grand public, prête à courir. Je me suis alors empressé de l’essayer sur le circuit de Shannonville, en Ontario. Avec plus ou moins de succès. Toujours est-il que j’avais « pogné la piqûre », comme on dit dans le langage populaire. J’étais accro à la piste. Pourtant, durant mes premières années, j’ai peu roulé sur circuit. J’ai passé plus de temps à photographier les diverses compétitions que je suivais, dans le monde entier, qu’à piloter. À l’époque, j’étais photographe de Grand Prix, de Superbike Mondial et d’endurance pour plusieurs magazines, dont Moto Journal, Motocycliste et Cycle One au Canada. En plus de travailler comme pigiste pour des revues françaises et américaines.

Quand j’ai pris les commandes de Motocycliste, en 1999, et ensuite de Moto Journal, en 2004, je suis passé de l’autre côté de la caméra pour me consacrer aux essais de motos, particulièrement sur piste, et suivre plusieurs écoles de pilotage réputées (Freddie Spencer’s High Performance Riding School, Kevin Schwantz School, First-On-Track, California Superbike School, Yamaha Champions Riding School (YCRS), Freddie Spencer Riding School par 4G, T-SBK, Moto Nation, ASM, FAST), aussi bien en Amérique du Nord qu’en Europe. Afin d’améliorer mon pilotage, mais aussi parce que l’enseignement est ma marotte. Logique, pour un ancien prof.

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Depuis, je roule aussi souvent que je peux sur circuit. En essai, en compétition (en dilettante) et lors de roulages avec des potes. Je suis même membre d’une association de motos anciennes, en France, avec laquelle je roule régulièrement sur différents circuits de l’Hexagone, dont celui de Dijon-Prenois, dans le cadre des Coupes Moto Légende aux commandes d’une rutilante Honda CB125N 1978 coursifiée. À 60 ans, j’assouvis ma passion pour le circuit prudemment, certes, mais sans contrainte. Et, à défaut d’être le plus rapide, je suis souvent le plus élégant en piste. C’est déjà ça.

Voici donc le classement de mes circuits préférés (enfin ceux sur lesquels j’ai piloté).

CIRCUITS DE CLASSE MONDIALE

1 — Phillip Island, Australie

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J’ai découvert Phillip Island en 2003, dans le cadre du lancement mondial de la Suzuki GSX-R1000. Je suis immédiatement tombé amoureux de ce tracé magnifique. Situé sur l’île éponyme, au sud-est de Melbourne, près de la station balnéaire de Cowes, au bord de l’océan Pacifique, Phillip Island affiche une longueur de 4,445 km. La piste qui mesure 13 mètres de large comprend 12 virages et une longue ligne droite de 835 mètres. En plus, elle a la particularité de tourner dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Depuis son rachat en 1985 et sa rénovation, Phillip Island est devenu le haut lieu des sports mécaniques en Australie. Depuis 1997, la piste accueille le Grand Prix moto d’Australie et une épreuve du Championnat du monde de Superbike. C’est l’un des circuits les plus rapides et des plus spectaculaires du Championnat du monde de MotoGP, et le préféré de la plupart des pilotes de vitesse.

2 — Paul Ricard, France

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Pour les jeunes Français de ma génération, le Paul Ricard, aussi appelé circuit du Castellet, est une icône. Situé dans le département du Var, au nord de Toulon, le Castellet a marqué, lors de son inauguration en 1970, la naissance des circuits permanents, rapides, techniques et sécuritaires, destinés à remplacer les dangereux tracés urbains. C’est là que nous allions assister au GP de France moto et au Bol d’Or.

Le Castellet est un endroit magique, baigné par le soleil méditerranéen, mais aussi balayé par de forts vents, dont le Mistral qui donne son nom à sa légendaire ligne droite longue de 1,8 km au bout de laquelle les Superbikes modernes atteignent plus de 330 km/h.

Long de 5,861 km, dans sa configuration Bol d’Or, le Paul Ricard compte 13 virages et deux lignes droites, celle des stands et celle du Mistral. La piste mesure environ 15 mètres de large et est reconnaissable à ses zones de dégagement en asphalte couvertes de bandes de surface abrasive bleues et rouges. Elles sont constituées d’un mélange d’asphalte et de tungstène et offrent des niveaux d’abrasion différents.

Le premier événement auquel j’ai pris part au Castellet remonte à 1988, quand jeune manager de l’écurie Honda Winners/Ipone en championnat du monde d’endurance, j’avais engagé une Honda RC30 au Bol d’Or, confiée aux Duhamel père et fils. Yvon, Miguel et Mario avaient alors terminé en 7e position, après une course époustouflante interrompue par une pluie torrentielle au petit matin. Depuis, j’ai eu l’occasion de piloter à plusieurs reprises au Castellet, notamment en 2016, dans le cadre de la Sunday Ride Classic et en 2017, pour l’essai exclusif de la moto expérimentale GECO R15.

3 — Portimão, Portugal

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De son vrai nom Autodromo Internacional Algarve, le circuit de Portimão est situé près de la ville du même nom, en plein cœur de l’Algarve, au sud du Portugal. Achevé en octobre 2008, c’est un circuit moderne de 4,692 km de long, comportant 18 virages, dont plusieurs aveugles, deux lignes droites et plusieurs dénivellations. Rapide et technique, ce tracé magnifique accueille une manche du Championnat du monde de Superbike. J’ai eu la chance d’y rouler dans le cadre du lancement mondial de la BMW S1000RR, en 2010. Un événement dont je garde encore des souvenirs vivaces et émus. Encore aujourd’hui, c’est l’un de mes circuits favoris.

4 — Circuit de Barcelone Catalogne, Espagne

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Aussi appelé Montmelo, du nom de la ville près de laquelle il est situé, le circuit de Catalunya est l’un des plus beaux au monde et l’un des plus rapides puisque l’on y atteint plus de 320 km/h en MotoGP. De plus, sa proximité avec Barcelone en fait une destination favorite des pilotes. Long de 4,655 km et large de 15 mètres, il compte, depuis sa modification en 2016, 16 virages et deux lignes droites, dont celle des stands qui mesure près d’un kilomètre. Favorisé par une météo quasi parfaite toute l’année, le circuit de Barcelone Catalogne accueille de nombreux événements, dont une manche du Championnat du monde MotoGP, à laquelle j’ai assisté, avec mes amis Patrick Laurin, Dave Beaudoin et Richard Turenne, en 2013. J’ai eu l’occasion d’y conduire à deux reprises dans le cas de journées de roulage de First-On-Track en 2013 et en 2014. Rapide, mais aussi technique, le tracé est composé de successions de virages rapides, de quelques gros freinages et d’accélérations impressionnantes. L’archétype des circuits européens modernes.

5 — Brno, République tchèque

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De son vrai nom Automotodrom Brno Masaryk, le circuit porte le patronyme du premier président de la Tchécoslovaquie, Tomáš Masaryk. Il est situé près de la ville de Brno, en République tchèque. Long de 5,403 km, il compte 13 virages et cinq lignes droites. Ouvert en 1987, dans sa configuration actuelle (à l’origine, il s’agissait d’un circuit routier qui mesurait 31 km), il accueille le MotoGP et le WSBK chaque année. J’ai eu l’occasion d’y piloter en 2014, avec Patrick, dans le cadre d’un roulage de First-On-Track. Un tracé superbe, technique, avec des virages en descente, en appui sur les freins. Gigantesque !

6 — Ricardo Tormo, Espagne

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Le circuit de la Communauté valencienne Ricardo Tormo est localisé à Cheste, en périphérie de Valence, en Espagne, sur la côte méditerranéenne. Bâti en 1999, il fait une longueur de 4,005 km et comprend 14 virages et 4 lignes droites, dont celle des stands, la plus longue, qui mesure 876 mètres. J’y suis allé la première fois en 2015 pour participer à l’école Freddie Spencer Riding School par 4 G. Deux jours de rêve sur un circuit difficile à maîtriser, avec mon idole de jeunesse. En raison des températures douces qui y règnent en hiver, de nombreuses écuries l’utilisent pour leurs essais hors saison. Le MotoGP y tient ses premiers essais de l’intersaison, juste après la présentation du Grand Prix de Valence qui clôture le championnat.

7 — Jerez, Espagne

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Le circuit de Jerez est un circuit de vitesse de 4,423 km situé à une dizaine de kilomètres de la ville de Jerez de la Frontera, au cœur des vignobles produisant le sherry, dans le sud de l’Espagne. Doté de deux grandes lignes droites et de deux autres plus petites, il comporte 13 virages et s’avère très technique, avec beaucoup de freinages appuyés et d’accélérations. C’est l’un des circuits les plus physiques pour les pilotes. Il accueille chaque année, en avril, le Grand Prix d’Espagne de MotoGP. Je l’ai découvert en décembre 1988, pour la finale de la Coupe du monde GSX-R750 qui coïncidait avec le lancement des Suzuki GSX-R1100 et Katana 750 1989, la première présentation internationale à laquelle j’ai pris part.

8 — Magny-Cours, France

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Le circuit de Nevers Magny-Cours est situé près du village de Magny-Cours, à 14 km au sud-est de Nevers et est propriété du conseil départemental de la Nièvre depuis 1986. D’une longueur de 4,411 km, il comprend 17 virages et 4 lignes droites. C’est un circuit de freinages et d’accélérations brusques sur lequel il est difficile de trouver son rythme. La longue ligne droite des stands donne sur gauche rapide suivi par une parabolique à droite interminable dans laquelle on passe très vite. Plusieurs virages se négocient sur le premier ou le deuxième rapport. J’y suis allé plusieurs fois, pour photographier le Bol d’Or, après son départ du Castellet et j’ai eu le plaisir d’y rouler en 2014, dans le cadre d’un roulage VIP de First-on-Track. Une expérience inoubliable. C’est un complexe immense qui comprend 3 pistes, des hôtels et une foule d’infrastructures modernes. Il est desservi par une sortie directe de l’autoroute A77. Un privilège dont peu de circuits peuvent s’enorgueillir.

9 — Laguna Seca, États-Unis

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Le Weather Tech Raceway Laguna Seca est un circuit iconique juché dans les collines qui entourent Monterey, en Californie. Il est réputé pour son Corkscrew, un virage en dévers à gauche qui plonge dans une enfilade droite-gauche vertigineuse. On a l’impression d’y faire une chute de plusieurs étages. D’une longueur de 3,602 km, il comporte 11 virages. Il a accueilli plusieurs Grands Prix des États-Unis (1988 à 1994 — 2005 à 2013) et est chaque année le théâtre d’une manche du Championnat du monde de Superbike. Je l’ai découvert en 1989, à l’occasion du USGP. C’est l’un des circuits de classe internationale les plus courts. Il est technique et difficile à apprendre.

10 — Monteblanco, Espagne

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Situé près de la ville de La Palma Del Condado, à l’ouest de Séville, en Andalousie, le circuit de Monteblanco a été parachevé en 2006. Récent et localisé à mi-chemin entre Séville, dans le sud de l’Espagne et Faro, au Portugal, il est desservi par deux aéroports internationaux, ce qui en fait une destination de choix pour les événements corporatifs, les programmes de test et les compétitions d’accueil. Utilisé tout au long de l’année en raison du climat clément dont il bénéficie, il accueille de nombreuses présentations de presse. C’est d’ailleurs à l’occasion du lancement de la BMW S1000RR 2015 que je l’ai découvert. Il mesure 4,43 km et comporte 18 virages. C’est un circuit technique qui peut adopter 26 configurations distinctes et répondre à tous les besoins. Homologué par la FIA (Fédération internationale automobile) pour les tests F1, il accueille des courses de GP2.

CIRCUITS NORD-AMÉRICAINS

11 — Thunderbolt, New Jersey Motorsports Park, États-Unis

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Le circuit de Thunderbolt constitue, avec le circuit Lightning, l’attraction principale du complexe de sports motorisés du New Jersey Motorsports Park. Localisé près de municipalité de Millville, dans le sud du New Jersey, à deux heures de New York, il comprend une piste d’aviation (c’est une ancienne base militaire) et des villas, ce qui en fait la piste de prédilection des Gentlemen Racer qui y viennent en avion privé et y logent . Thunderbolt mesure 3,62 km et compte 14 virages. Je l’ai découvert en 2012, à l’occasion du lancement nord-américain de la MV Agusta F3 675 et je l’ai immédiatement aimé. La piste est large et le revêtement impeccable. En plus, j’adore toute la section constituée des virages 7 à 12 qui est tout simplement envoûtante. J’y suis retourné à quatre reprises, la dernière fois il y a quelques semaines seulement pour participer à un camp de deux jours de la California Superbike School avec Patrick. Là, j’ai eu l’insigne privilège d’essayer la BMW HP4 Race pendant une séance. Un rêve ! C’est à mon avis l’une des plus belles pistes en Amérique du Nord. Une qui rivalise avec certains circuits de classe internationale.

12 — Barber Motorsports Park, États-Unis

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Ouvert en 2003, le Barber Motorsports Park est un superbe complexe de sports motorisés situé près de la ville de Birmingham, en Alabama. Il abrite le fameux Barber Vintage Motorsport Museum dans lequel sont exposées près de 1500 motos et voitures de course de toutes les époques. Il est considéré comme le plus grand musée de la moto au monde, et constitue la plus grande collection privée de voitures de course Lotus. D’une longueur de 3,83 km, le tracé comporte 15 virages, 5 lignes droites et s’avère plutôt technique. Il s’agit d’un circuit de type Stop & Go où il est difficile de trouver son rythme. Je l’ai découvert en 2010, lorsque j’ai pris part à la Kevin Schwantz School. Et passé un moment mémorable avec un de mes pilotes préférés. Barber a accueilli une manche du championnat Superbike de l’AMA de 2004 à 2013. Cette saison, le Championnat MotoAmerica y présente sa dernière manche.

13 — Calabogie, Ontario

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Inauguré en 2006, le Calabogie Motorsports Park est un circuit de course de 5,05 kilomètres, situé à une heure à l’ouest d’Ottawa, près de la communauté de Calabogie. Le tracé moderne est à la fois technique et rapide en plus d’être difficile à assimiler. Il compte 20 virages et 5 lignes droites, dont la plus longue mesure 609 mètres et fait 12 mètres de large. C’est l’une des plus belles pistes en Amérique du Nord. Si le circuit était mieux localisé et desservi et si ses installations étaient plus exhaustives, il pourrait rivaliser avec certains circuits européens. Depuis son ouverture, j’ai roulé plus d’une dizaine de fois à Calabogie. Mon souvenir le plus mémorable reste l’essai de la Ducati Panigale 1299 S et de la MV Agusta F4, en 2015. Un moment magique ! Calabogie a été l’hôte de plusieurs manches du championnat CSBK (2008, 2009, 2015).

14 — Circuit Mont-Tremblant, Québec

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Depuis son rachat et sa réfection par le milliardaire Lawrence Stroll, en 2004, le circuit Mont-Tremblant, localisé à 145 km au nord de Montréal, est devenu une piste moderne, technique et rapide. Inauguré en 1964 sous le nom de circuit Sainte-Jovite, il a accueilli deux Grands Prix de Formule 1, en 1968 et 1970 et une manche du championnat Champ Car, en 2007. Récemment, il a été l’hôte de plusieurs manches du championnat CSBK. Haut lieu des sports mécaniques au pays, dans les années 60/70 voire 80, il est aujourd’hui pratiquement inaccessible aux motos, à moins de participer à une journée de roulage de T-SBK, comme je l’ai fait dernièrement. En proie à des poursuites constantes de la part des résidents, son avenir est menacé, d’autant que son propriétaire est plus intéressé à la carrière de son fils en F1 et à la nouvelle équipe de course Racing Point Force India F1 Team qu’il vient d’acquérir. Le circuit Mont-Tremblant mesure 4,26 km de long et 12 mètres de large. Il compte 15 virages, dont deux en dévers et deux lignes droites rapides. C’est essentiellement un circuit automobile, comme Mosport, en Ontario et Area 27, en Colombie-Britannique.

15 — Canadian Tire Motorsport Park, Ontario

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Plus connu sous le nom de Mosport, le Canadian Tire Motorsport Park est situé au nord de Bowmanville en Ontario. Le complexe comprend une piste ovale asphaltée de 0,8 km pour les courses de stock-car, un circuit de karting de 1,4 km et un circuit routier de 3,96 km comportant 10 virages. Large, le tracé est passablement bosselé et comporte de nombreux raccords d’asphalte qui le rendent dangereux. Extrêmement rapide, le tracé force le respect, surtout dans le virage n° 1 dans lequel les motos plongent à vive allure et le n° 2, une courbe en dévers extérieur lieu de nombreuses chutes. Bâti dans les années 50, Mosport a hébergé le Grand Prix automobile du Canada de Formule 1 en 1967, 1969, 1971, 1972, 1973, 1974, 1976 et 1977. Il est l’hôte du championnat CSBK depuis des décennies. En plus d’y avoir œuvré comme photographe pendant les années 80/90, j’y ai participé à de nombreux événements. Le plus mémorable est la Coupe Kawasaki Ninja 300 à laquelle j’ai pris part en août 2015.

CIRCUITS DE PETITES CYLINDRÉES

Fan de motos de petites cylindrées, j’apprécie particulièrement les circuits courts, sinueux et techniques sur lesquels ces dernières peuvent s’exprimer pleinement. Voici mes 5 pistes favorites pour m’amuser avec ma Honda CB125N 1987, ma KTM RC390 ou la Yamaha R3 2016 de Patrick.

1 — Circuit Carole, France

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Situé au nord de Paris, en bordure de l’aéroport Charles-De-Gaulle, à Tremblay-en-France, en Seine Saint-Denis, le circuit Carole est un cas à part dans la mesure où il a été conçu spécifiquement pour les motos. Long de 2,055 km et large de 9 mètres, il compte 8 virages et est géré par la Fédération française de motocyclisme (FFM). Construit en 1978 par les pouvoirs publics pour permettre aux motards de la région parisienne de rouler en toute sécurité et mettre fin à l’hécatombe qui sévissait alors (de nombreux jeunes se tuaient sur des circuits improvisés à Rungis ou à la Bastille), Carole est en accès libre et gratuit 26 week-ends par an. Le reste du temps, l’accès au circuit est payant. Carole accueille de nombreuses courses motocyclistes telles que le championnat de France Superbike, les coupes de France Promosport et de nombreux roulages. Le dimanche matin, la piste est réservée au karting et aux side-cars. J’ai eu l’occasion d’y rouler à plusieurs reprises, avec ma Honda CB125N, notamment lors des Iron Bikers, en 2016 et des Trophées Gérard Jumeaux, en 2017. C’est un circuit idéal pour ce genre d’événement. Et en plus, le tracé de Carole dessine un cœur, vu du ciel !

2 — Circuit Magny Cours Piste club, France

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Créée en 2003, la piste du Circuit Club fait partie du complexe de sports motorisés de Magny-Cours. Long de 2,53 km et large de 10 mètres, il compte une dizaine de virages, selon la configuration choisie et une ligne droite longue de 700 mètres. Ce tracé se caractérise par l’absence de murets et de rails de sécurité, afin d’éviter tout risque lors de sorties de piste. Ses infrastructures permettent d’accueillir ou de réunir les participants dans des conditions idéales de roulage. Il dispose de toutes les installations requises et accueille tout au long de l’année des écoles de pilotage auto et moto, mais également des professionnels dans le cadre d’essais techniques ou opérations constructeurs. Depuis 2016, j’y ai participé à plusieurs roulages (Pâquerettes, TZ Club de France) avec mon association. C’est à mon avis, l’un des meilleurs tracés pour les petites cylindrées, à la fois court, rapide et technique.

3 — Circuit du Var, Le Luc, France

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Situé dans le département du Var, près des communes de Gonfaron et Le Luc, le circuit du Var a été créé en 1968. D’une longueur est de 2 400 m et d’une largeur 9 m, il compte 10 virages et 3 lignes droites. Ce circuit est géré par un syndicat mixte composé du Conseil Général du Var, de la commune du Luc en Provence et de la commune des Mayons. C’est un tracé relativement rapide compte tenu de sa taille et facile à apprendre. J’y ai couru une course d’endurance de 3 heures, en catégorie 125 Classiques, du championnat Endurance 25 Power de la FFM, en 2017. Un vrai régal malgré la pluie et le froid.

4 — Autodrome St-Eustache, Québec

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Longtemps connu sous le nom de Circuit Deux-Montagnes, l’autodrome St-Eustache est localisé dans la ville éponyme, à environ 30 minutes au nord de Montréal. Si vous êtes fan de moto et habitez la métropole, il est impossible que vous ne le connaissiez pas. La plupart des amateurs de piste montréalais y ont fait leurs premières armes. Ce qui est mon cas. Long de 1,7 km, le circuit routier comporte 15 virages et deux lignes droites, dont celle des stands.

Érigé en 1965, l’autodrome fermera malheureusement ses portes à la fin de la saison 2019. Il a en effet été racheté par la municipalité de St-Eustache qui a d’autres visées pour lui. Aujourd’hui, c’est le seul complexe de sports motorisés à présenter une programmation hebdomadaire dans la grande région de Montréal. Une manche du championnat CSBK y est présentée fin juin, début juillet. Lieu privilégié de la plupart des essais sur piste de Motoplus.ca, l’autodrome est un lieu chargé de souvenirs pour moi. Parmi les plus mémorables, notons ma participation au Challenge Honda CBR250R en 2012 et à la manche québécoise du championnat Lightweight CSBK, en juillet dernier. L’autodrome va assurément nous manquer à l’avenir. Une grosse perte pour la communauté motocycliste et pour les amateurs de sports motorisés en général.

5 — Circuit Mécaglisse, Québec

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Le complexe Mécaglisse est unique au Québec. C’est en effet le seul en activité toute l’année. Situé à seulement 90 minutes au nord de Montréal, près de la municipalité de Notre-Dame-de-la-Merci, au cœur des Laurentides, il offre différentes pistes totalisant plus de 15 kilomètres dans un environnement privilégié de 700 acres. Le circuit routier mesure 2,2 km de long et comporte une douzaine de virages, selon la configuration choisie, avec des changements d’élévation et des virages en dévers. C’est un tracé technique qui favorise l’apprentissage de la conduite. Parfaitement adapté aux petites cylindrées, il est également idéal pour les amateurs de Supermotard, comme je l’ai découvert lors de mon essai de la Husqvarna 701 Supermoto 2016. C’est également là que j’ai peaufiné les réglages de ma KTM RC390 Cup Replica qui s’est avérée être une superbe moto de course de catégorie Lightweight.

CIRCUITS OÙ J’AIMERAIS ROULER

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  1. Misano, Italie
  2. Mugello, Italie
  3. Le Mans, France
  4. Spa, Belgique
  5. Aragon, Espagne
  6. CoTA (circuit des Amériques), États-Unis

LES CIRCUITS

Une réponse à “Passion piste”

  1. Patrick Laurin

    Super résumé

    Ça donne envie de voyager et aller essayer ces circuits.

    Patrick Laurin

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