« GSX-8TT

À la poursuite de l’été!

Photos © Didier Constant, Richard Turenne

Mais avant de tailler la route, il faut passer par la case lave-auto. Après la pluie des derniers jours, la moto est sale, méconnaissable. En effet, depuis le 1er mai, date à laquelle j’ai pris possession de ma 8 TT chez Moto Repentigny, il pleut quasiment tous les jours.

Prise de livraison de ma GSX-8TT chez Moto Repentigny

Une fois la moto présentable, je pars seul, pour une balade de 250 km par la 138, jusqu’à Berthierville, puis par les routes de campagne de Lanaudière. 

Dès les premiers tours de roue, je retrouve les sensations que j’ai eues, les années précédentes, sur les autres modèles de la famille GSX-8, soit la S et la R. Mais avec une position de conduite plus détendue et un look rétro, un peu suranné, qui me rappelle mon ancienne Suzuki GSX-750 AE Inazuma.

Sur les rives du Fleuve, à l’ouest de Berthierville

Le bicylindre vertical de 776 cm3, calé à 270°, est toujours aussi volontaire. Malgré sa puissance de 82,9 ch à 8 500 tr/min qui ne le classe pas parmi les plus puissants de sa catégorie, son couple de 57,5 lb-pi à 6 800 tr/min lui procure une large plage de régimes utilisables. Il vibre un peu entre 5 200 et 6 500 tr/min, mais ce n’est pas rédhibitoire. À ce régime, on évolue entre 120 et 140 km/h sur voie ouverte, en sixième, et les vibrations se ressentent surtout dans les repose-pieds qui ne sont pas amortis. Le reste du temps, le bicylindre est tranquille. Surtout en mode bucolique, en longeant le Fleuve sans se presser.

Pause déjeuner à Notre-Dame-de-la-Merci avec Richard

Le lendemain, avec mon collègue Richard, qui inaugure sa nouvelle BMW R 1300 GSA 2026, nous partons dans Lanaudière et les Basses-Laurentides, sur des routes secondaires que nous connaissons bien. Cela me permet de prendre la mesure de la Suzuki et de comparer ses performances avec celles de motos de même catégorie que nous avons testées par le passé, dans un environnement et des conditions similaires. 

Le tête de fourche fonctionne comme on s’y attend

La protection contre le vent est conforme à ce qu’on est en droit d’attendre d’un roadster muni d’un petit carénage de tête de fourche. Ce dernier réduit marginalement la pression de l’air sur le buste et le haut du corps, sans causer de turbulences gênantes, défaut inhérent à la plupart des carénages de grande taille. C’est donc de l’air frais et dénué de remous qui heurte mon casque et mes épaules. Et, personnellement, c’est ce à quoi je suis habitué. En ça, je retrouve aussi le comportement de mon Inazuma.

Au terme de cette escapade de 350 km, je suis surpris par le confort de la TT. Et par ses capacités de voyageuse légère. Pour ces balades impromptues, j’ai installé un anneau de réservoir (76,97 $) et un grand sac de réservoir Suzuki (331,45 $), ainsi qu’un sac de selle SW-Motech PRO Roadpack (304,95 $) dans lequel je traine ma trousse à outils SBV Tools. J’ai également un support de téléphone Quad Lock avec son module antivibrations, ainsi que des diabolos de béquille d’atelier pour pouvoir effectuer mes ajustements et graissages de chaîne sans problèmes.

Finalement, le troisième jour, je retrouve mon ami Claude, avec qui je partage la route depuis 43 ans, à la Ferme Guyon, à Chambly, pour une virée de 300 km en Montérégie et en Estrie. Contrairement à la sortie de la veille lors de laquelle le thermomètre atteignait 27 °C, il fait à peine 5 °C quand nous nous retrouvons, à dix heures du matin. Et la température ne dépassera pas 15 °C en fin d’après-midi. Malgré la fraicheur de cette sortie ensoleillée, nous sommes réchauffés par 43 années d’amitié et de passion partagée. 

Pause déjeuner à Frelighsburg

Nous roulons en symbiose, lui sur sa BMW NineT Pure 2017 et moi sur ma GSX-8TT. Nous sommes comme reliés par télépathie. Chacun anticipant les mouvements et les réactions de l’autre. Je pressens ses changements de direction, de rythme et ses arrêts comme si je les avais planifiés moi-même. Lui devine à l’avance quand et où je veux m’arrêter pour prendre des photos ou faire une pause. C’est surprenant et magique à la fois. Inquiétant, presque!

En mode relax, sur les routes secondaires de la province

Même chose pour ma Suzuki. Après 960 km en trois jours, son comportement est instinctif et prévisible. Je devine ses réactions et je m’adapte à son humeur en temps réel.

Demain, j’ai pris rendez-vous pour sa première inspection. L’occasion de remplacer les pneus d’origine par des ContiSportAttack 5, des gommes sportives de Continental qui devraient me permettre de tirer parti du potentiel sportif du roadster rétro de Suzuki. Et aussi, d’installer un régulateur de vitesse électronique Veridian Cruise qui va rendre les longues excursions nettement plus agréables et confortables.

Pause photo sur les rives du Lac Champlain

Si l’été est à l’image de ces trois journées de vadrouille, je vais passer une saison magique avec la Suzuki. D’autant plus que j’ai d’autres accessoires à installer dans les prochaines semaines. Je vous tiens au courant. Bon été à vous aussi!

STATISTIQUES

  • Kilométrage total : 960 km
  • Distance depuis la dernière sortie : 910 km
  • Consommation moyenne : 4,56 L/100 km
  • Autonomie : 416 km
  • Pneus : Dunlop Sportmax Roadsport 2 
  • Garantie : jusqu’à 10 ans

ÉQUIPEMENTS DU PILOTE

ACCESSOIRES INSTALLÉS LA MOTO

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