« Projet KTM M+ RC390 Cup

Surprenante sportive

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Photos © Didier Constant

Ça me semblait une longue sortie au guidon d’une petite moto de 390 cc développant seulement 44 ch. « Ça va nous prendre toute la journée ! », me suis-je dit à moi-même. Quelle grossière erreur de jugement de ma part. Car la KTM RC390 est loin d’offrir des performances anémiques.

Nous quittons Montréal rapidement, par l’autoroute. À vitesse stabilisée à 120 km/h, les vibrations du mono se font bien sentir et j’ai des fourmis dans le bout des doigts de la main droite. Étrangement, en augmentant le rythme, les vibrations sont moins gênantes. Nous sortons de l’autoroute au niveau de Berthierville et empruntons les routes de campagnes pour rejoindre Grande-Anse, au sud de La Tuque. La KTM tire bien et les suspensions font un bon travail malgré mon poids de 95 kg. Je suis surpris du confort. Pour une sportive, l’appui sur les poignets n’est pas extrême et la position de conduite demeure confortable, peu importe la vitesse.

Après avoir lunché à Saint-Élie-de-Caxton, le village du conteur Fred Pellerin, nous augmentons le rythme sur les routes sinueuses. Le comportement de la KTM est sain. Elle est facile à piloter et autorise les corrections de trajectoires sans broncher. Le plus surprenant c’est qu’au guidon de la petite sportive on se retrouve à rouler à un rythme élevé sans trop s’en rendre compte. Les accélérations sont franches pour ce type de moteur (je vous accorde qu’elles ne sont pas comparables à celles d’une hypersportive de 200 ch), ce qui force à rouler de façon plus détendue; c’est le rythme qui compte. Pour les plus sportifs ou les pistards, il faudra considérer l’achat d’un amortisseur de direction, car l’avant devient léger lorsque l’on roule vraiment fort. Et le revêtement bosselé a tendance à initier des guidonnages. Si vous pensez que la KTM se traîne, sachez que j’ai atteint 168 km/h au compteur et que j’avais encore de la marge. 

À Shawinigan, nous avons emprunté l’autoroute pour rentrer à Montréal avant 16 h. Didier avait un rendez-vous. Et malgré huit heures en selle, je n’étais ni courbaturé ni endolori. Aucun problème à signaler. L’Autrichienne m’a surpris par ses qualités sportives et son confort général. Seul bémol au tableau, la faible capacité du réservoir (10 litres) qui nous force à ravitailler souvent. Avec une consommation moyenne de 5,5 L/100 km, la RC390 possède une autonomie d’environ 180 km. C’est peu pour une routière.

Le tableau de bord indique fièrement « Ready to Race ». Ce qui m’incite à vouloir l’essayer sur piste au plus vite. Dans cet environnement et avec les modifications prévues au cours de ce projet, j’ai l’impression que la KTM va être très performante sur circuit. J’ai hâte !

Une petite balade de 600 km, dont 220 km d’autoroute à une vitesse moyenne de 118 km/h indiquée sur l’ordinateur de bord, pour une consommation de 5,5 litres au 100 km… Voilà un bilan positif pour une sortie plus sportive que bucolique. ;-)

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2 résponses à “Balade sportive en KTM RC390”

  1. Benoit Miller

    Salut Pat. J’adore cette petite machine au look de sabre de samouraï. J’aime beaucoup l’évaluation que tu en a fait. Mais sa soeur la Duke 390 me semble encore plus indiscipliné. :)

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  2. francis gagnon

    bien expliqué son comportement sur route. maintenant la bete sur la piste…

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