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Les motos exclues de la 98e édition

Rennie_Scaysbrook_Aprilia.PikesPeak-2019

Cette décision a été prise à la suite d’une réunion du conseil d’administration du Pikes Peak International Hill Climb (PIPHC). L’avenir des motos dans la légendaire course de côte semble donc précaire. Les organisateurs veulent collecter des données pour analyser plus en profondeur l’impact de l’absence des motos sur l’événement.

« Les motocyclettes font partie de Pikes Peak depuis 29 ans et leur histoire remonte à la première course tenue en 1916 », a déclaré Tom Osborne, président du conseil. Cela dit, le programme moto n’a pas été un événement annuel. Il a été présenté 41 fois en 97 éditions. Le moment est venu d’examiner de près chaque aspect de la course, y compris le programme de moto, et de déterminer si l’épreuve doit changer ou non. »

Carlin_Dunne
Carlin Dunne sur sa Ducati Mulistrada avec laquelle il a remporté sa première montée en 2012.

Le personnel et les membres du conseil d’administration de PIPHC continueront à suivre tous les paramètres liés à la course annuelle et prendront une décision à la fin de 2020 sur l’opportunité d’inclure ou non un programme de motos dans les années à venir.

Historiquement, l’événement est essentiellement une course de voitures. Les changements apportés au tracé dans les dernières années et notamment le pavage de la route vers le sommet de Pikes Peak ont considérablement modifié la course, en particulier pour les motos, ce qui a conduit à une augmentation des blessures et des décès.

L’avenir est donc crucial pour la « course vers les nuages ». Un changement majeur dans la gestion, l’organisation et la réalisation de la montée devra être effectué pour pérenniser la légendaire course de côte.

Espérons que les organisateurs prendront les mesure de sécurité nécessaires pour permettre aux motos de continuer à prendre part à cette magnifique épreuve.

Vidéoclip

Photo d’ouverture : Rennie Scaysbrook sur une Aprilia Tuono 1100 Factory a remporté l’édition 2019 de Pikes Peak

Une réponse à “Pikes Peak 2020”

  1. Patrick Laurin

    Triste de voir le monde dans lequel nous évoluons aujourd’hui.

    Améliorer la sécurité est une bonne chose. Mais interdire sous prétexte qu’il ne doit jamais arriver de décès est aberrant.

    La vie amène à la mort inévitablement. Ce que l’ont fait et les risques que l’ont prend durant cette vie nous appartient. Les motocyclistes, particulièrement les coureurs acceptent les risques pour vivre leur passion.

    J’ai déjà entendu un coureur dire : il y a des gens qui sont mort même s’il sont vivant. Moi au moins si je meurt ce sera en vivant.

    J’ai peur pour les courses sur route, peur qu’elles disparaissent demain sans avoir eu l’occasion d’y assister.

    Et pour moi ce sont les pilotes des courses sur route qui sont les plus vivant.

    Vite faut que je trouve le moyen d’aller au TT avant de mourrir sans avoir vue la vie ….

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