Ou quand la Tracer GT fait de l'œil à tes amis !
Publié le 16 juillet 2019
Profitant de la magnifique température du début juillet, je me suis offert une petite boucle de 1000 km en deux jours dans une des plus belles régions de la Province afin de goûter au plaisir de voyager avec la Tracer GT. Un vrai délice !
Photos © Didier Constant, Daniel Mallard, Ben Quinn
Chaque fois qu’une moto d’essai me passe entre les mains assez longtemps pour que nous devenions intimes, au point de nous tutoyer, je lui fais remonter le Fleuve jusqu’à Tadoussac, pour ensuite suivre le fjord du Saguenay et le lac Saint-Jean. C’est un rituel ! Une expérience quasi métaphysique au cours de laquelle j’ai l’impression de voyager dans le temps, jusqu’à l’époque des premiers pionniers.
À l’occasion de cette balade en Tracer, la Niken GT nous accompagnait. Ainsi que Claude, mon vieux compagnon d’aventure avec qui je roule depuis plus de 35 ans. En symbiose. Comme guidés par télépathie. Quand je pense à changer de voie, il met son clignotant avant même que je le fasse. Quand je coupe les gaz, il ralentit instinctivement et s’écarte légèrement pour me laisser toute la place nécessaire en cas de manœuvre imprévue. Quand je m’apprête à dépasser un véhicule, il accélère assez tôt et assez fort pour pouvoir passer en même temps que moi, sans que nous perdions la moindre seconde. Il interprète ma conduite et déchiffre mon langage corporel. Il lit dans mes pensées. Devine mes moindres gestes. Sur la route, nous ne faisons qu’un. Comme dans un tango endiablé dont nous connaissons parfaitement la chorégraphie et le tempo.
Cette complicité s’exprime également dans les machines que nous aimons ou que nous détestons. Et dans l’analyse que nous en faisons. Notre vision de la moto est très similaire. Il n’est donc pas étonnant que nos commentaires se rejoignent dans le comparo qui oppose la Niken GT à la Tracer GT.
Depuis que l’été s’est installé, je saute sur la Tracer GT à la moindre occasion. Toute excuse est bonne pour m’évader à son guidon. Et chaque fois, je redécouvre une sportive routière équilibrée et polyvalente, facile à prendre à main, agile et performante. Une moto au potentiel énorme dont l’humeur changeante s’accorde à la mienne et qui est prête à me suivre dans tous mes délires. Par moment, j’ai l’impression qu’elle me comprend et lit, elle aussi, dans mes pensées.
C’est une moto parfaite pour voyager au long cours, à vive allure. Comme l’a mis en lumière ce périple express. Mais la Yamaha est une moto à laquelle on s’attache rapidement. Mon ami Daniel Mallard en a acheté une après avoir lu mon essai, l’an dernier. Il rentre tout juste d’un voyage de plus de 5000 km, au Deals Gap, à son guidon. Et que dire de mon collègue Richard Turenne qui est tombé sous le charme de la Tracer GT lors de notre balade dans Lanaudière et la Mauricie (photo ci-dessous), il y a une dizaine de jours. Il a fini par en acheter une grise et rouge, flambant neuve, dont la couleur s’harmonise à celle de son ensemble Spyke. C’est qu’il est coquet l’ami Richard. Quant à Claude, il a lui aussi été impressionné par la Tracer, même s’il a eu un petit coup de cœur pour la Niken GT.
Itinéraire suivi
- Montréal Québec — Baie Saint-Paul — La Malbaie — Saint-Irénée — Tadoussac — Sainte-Rose-du-Nord — Saguenay — La Baie — Baie Saint-Paul — Québec — Montréal, pour un parcours de 1000 km
Équipement du pilote
- Blouson : Dainese Airfast » Estivo »
- Casque : Shoei RF-1200 Parameter
- Gants : Five SF1
- Bottes : Alpinestars Air Plus V2 Gore-Tex XCR
STATISTIQUES
- Kilométrage total : 3211 km
- Distance parcourue depuis la dernière sortie : 1150 km
- Consommation moyenne : 4,6 L/100 km
- Autonomie : 390 km
- Pneus : Dunlop Sportmax D222