Partis le 8 mars de Paris, au pied de la Tour Eiffel, 165 concurrents regroupés par équipes de deux véhicules et d’au moins trois personnes, soit 68 motos et 46 voitures 4x4, ont traversé la France, l’Espagne, le Maroc et la Mauritanie, avant d’arriver au Sénégal sur les bords du fameux Lac Rose près de Dakar.
Plus de 6500 kilomètres de pistes, de dunes, de chott, d’espaces rocailleux, de terrains divers et variés ont permis au plateau de pilotes, essentiellement des amateurs, d’appréhender les joies d’un authentique rallye.
Mais une des particularités de la Légende des Héros est son mode de classement basé sur la régularité. Chaque équipe choisit la veille au soir la vitesse à laquelle elle doit rouler le lendemain. Ainsi, pas d’allure excessive mais une osmose au sein des membres du même team et le temps pour une vraie découverte de l’Afrique et de ses habitants.
«J’ai rarement vu une ambiance pareille sur un rallye!» commente Hubert Auriol à l’arrivée, tout en arborant son légendaire sourire. «Je pense que nous avons trouvé le juste milieu, et que nous avons concocté un parcours qui pouvait convenir aux débutants comme aux amateurs plus confirmés. Je souhaitais que tous découvrent ou retrouvent l’esprit des rallyes-raids tel que nous l’avons connu à leurs créations. Sans être passéiste, bien sûr, mais en étant conscient que les valeurs humaines sont toujours les mêmes et qu’il faut leur donner l’opportunité de s’exprimer. Beaucoup de débutants se sont découverts eux-mêmes et ce soir ils réalisent qu’ils n’auraient jamais pensé accomplir un tel exploit. Pour cette troisième édition, nous sommes montés d’un cran au niveau des difficultés, mais nous n’irons pas plus loin. De même, nous garderons l’idée des bivouacs en pleine nature, loin des aéroports ou des relais essence, de véritables enclaves naturelles éloignées de tout...»
Notons que cette troisième édition a été endeuillée, puisque Hubert Kosloff a trouvé la mort dans un accident de la circulation vers Laayoune au Maroc.
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