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Transcontinental Express

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Textes et photos : Didier Constant et Patrick Laurin

Après une refonte totale en 2018 et une mise à jour en 2020, la Gold Wing subit une nouvelle évolution afin de conserver sa place au sommet de la catégorie Grand Tourisme.

Honda a en effet procédé à une vingtaine d’améliorations sur le millésime 2021 de la Gold Wing. La principale différence avec le modèle 2020 repose sur l’intégration de haut-parleurs optimisés pour le système audio et d’une télécommande déportée pour le passager sur la partie supérieure de la valise droite.

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On note également l’augmentation de la capacité du coffre de la version Tour. La réduction de la capacité d’emport sur la Gold Wing 2018 avait constitué la principale plainte des clients. Le nouveau top case affiche 61 litres de rangement, contre 50 litres sur la version 2020, ce qui, selon Honda, permet de ranger facilement deux casques intégraux.

Le dossier du siège passager offre désormais un angle plus détendu, un rembourrage plus épais et un profil plus haut pour améliorer le confort du passager. Le siège est recouvert d’une nouvelle housse en faux suède orné d’un passepoil coloré pour un contraste de couleurs accru.

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Les phares antibrouillard sont maintenant de série sur les modèles Gold Wing Tour, tandis que les clignotants arrière sont rouges pour un look propre et élégant.

Un certain nombre d’améliorations audio sont également prévues tant sur la Gold Wing de base que sur la version Tour, notamment des haut-parleurs de 45 watts (contre 25 watts auparavant) à la sonorité plus riche, un niveau de réglage automatique du volume optimisé et une antenne radio XM de série. L’intégration Android Auto rejoint l’intégration CarPlay d’Apple. Le système de navigation a également été mis à jour avec quatre options de couleur de cartes et des informations sur les limites de vitesse.

Parmi les autres changements, citons la mise à jour des paramètres de suspension, un chargeur USB monté sur le sac de selle et des composants noirs.

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Mécaniquement, la Gold Wing reste inchangée. Le Boxer de 1833 cm3 est jumelé soit à une boîte manuelle à six vitesses soit à une boîte DCT à sept vitesses. La suspension avant à double bras triangulaire est de retour, tout comme la suspension arrière Pro-Link. Le poids à vide revendiqué reste le même que pour le modèle 2020, allant de 366 kg pour la Gold Wing à 389 kg pour la Gold Wing Tour Air Bag DCT.

Les versions Gold Wing Tour/DCT seront offertes en Noir et Noir mat, la version Gold Wing Tour DCT Airbag en Rouge candy/Noir et la Gold Wing de base sera offerte en Gris Perle métallisé.

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Les prix de détail suggérés vont de 29 059 $ pour la Gold Wing de base à 37 159 $ pour la Gold Wing Tour DCT Airbag. Pour plus d’informations, visitez le site Web de Honda Canada.

Après ce tour d’horizon des améliorations apportées au vaisseau amiral de Honda, concentrons-nous sur le tour de la Gaspésie qu’a entrepris notre collaborateur Patrick Laurin à son guidon. Pat, nous te laissons le clavier !


 Gaspésie, me voilà !

À l’origine, je ne voulais pas essayer cette moto. Son gabarit titanesque et son poids conséquent de 384 kg à sec m’intimidaient. Quand un constructeur vous prête une moto, vous en êtes pleinement responsable. Je ne voulais pas devoir faire réparer ou pire, acheter une moto de 33 359 $ avant préparation et taxes. Mais, comme vous le devinez, je me suis laissé convaincre par les arguments du boss et j’ai donc enfourché cette Gold Wing Tour à boîte mécanique six vitesses. D’autres versions sont offertes, avec une transmission automatique DCT, et, pour tout vous dire, j’étais heureux d’avoir ce modèle en essai, afin de pouvoir jouer de l’embrayage lors des manœuvres à basse vitesse.

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Ce qui saute aux yeux à son guidon, c’est le tableau de bord avec son grand écran de 7 pouces bordé d’un côté par le compteur de vitesse, de l’autre par le compte-tours. Ajoutez  à cela deux autres écrans dans les coins inférieurs distillant une panoplie d’informations et vous vous sentez plus à bord d’une automobile Honda que d’une moto. D’ailleurs, le six cylindres de 1,8 litre à entraînement par cardan est plus imposant que plusieurs moteurs animant certaines sous-compactes modernes.

En fait, ce qui m’a vraiment convaincu de tester la Gold Wing sur un long voyage, c’est la session de photo que j’ai réalisée pour Motoplus. Je servais de modèle et après quelques centaines de mètres à son guidon, j’ai été surpris par la facilité avec laquelle elle se conduisait. Avec son centre de gravité placé très bas, la sensation de lourdeur disparaît aussitôt que la moto se met en mouvement. Bien sûr, le poids conséquent vous oblige à faire preuve d’attention à l’arrêt et lors des manœuvres à très basse vitesse, mais en roulant, ce poids ne se ressent plus et la moto est agréable à piloter, même après les nombreux demi-tours effectués lors de cette session de photo. Je dois avouer qu’à ce moment-là, j’avais de la difficulté à comprendre comment une moto si lourde pouvait être si facile à manœuvrer. Honda a fait un travail phénoménal à ce sujet.

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La Gold Wing est très confortable et efficace, stable en courbe, imperturbable en ligne droite, et sa suspension qui s’ajuste automatiquement selon la charge est carrément géniale. Quant au moteur, c’est un charme ! Le six cylindres est extrêmement doux ! Il n’émet aucune vibration et ronronne comme un chaton. Quand je coupais les gaz sur l’autoroute, j’avais l’impression que le moteur était éteint.

Je suis revenu de cette courte prise de contact complètement estomaqué. Sous le charme ! Je n’aurais jamais pensé aimer une moto de ce gabarit, moi qui suis plutôt attiré par les sportives de petite cylindrée. Une belle surprise !

C’est un départ !

À la suite de cette prise en main, le patron m’a proposé d’essayer la Gold Wing pendant quelques jours, question de tester ses aptitudes de voyageuse. Lui, il savait à quoi s’en tenir. Il avait fait un voyage de près de 10 000 km en 15 jours, dans le Sud des États-Unis au guidon d’une Gold Wing 2010, se permettant même des figures acrobatiques sur The Tail of the Dragon, au Deals Gap, autrement nommée la Route 129, celle qui traverse le parc national des Great Smoky Mountains, près de la rivière Little Tennessee.

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Didier au Deals Gap sur une Honda Gold Wing 2010.

J’ai bien eu un moment d’hésitation, car j’ai des problèmes récurrents de tunnels carpiens et, selon la moto que je conduis, je dois m’arrêter après moins d’une centaine de kilomètres à cause d’un engourdissement chronique des doigts.

Mais au guidon de la Honda, lors de mon premier contact, je n’avais ressenti aucun inconfort. J’ai donc accepté l’offre. Je décide alors de partir faire le tour de la Gaspésie et de profiter de l’occasion pour rendre visite à ma mère qui passe l’été à Caplan et participer à une réunion de famille pour l’anniversaire d’un de mes oncles.

À la dernière minute, j’organise un périple de trois jours de route et une journée de repos. C’est ce qu’on appelle partir à l’aventure. La première épreuve fut de trouver une chambre où passer la première nuit. Après des heures de recherche, je trouve mon bonheur à Matane. La deuxième nuit, j’ai prévu dormir à la roulotte de ma mère. Le dernier soir, j’irais à l’auberge en face du camping. C’est une maison historique datant de 1903. Grâce au bouche-à-oreille, j’ai eu la chance d’obtenir une chambre qui venait de se libérer.

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Le jour « J » est arrivé ! Je range mes effets personnels et le sac photo prêté par le boss dans les valises. Celles-ci totalisent 121 litres de contenance. De plus, le top case accueille sans problème deux casques intégraux. Pratique ! Une vraie machine à voyager.

Cependant, j’ai dû effectuer un peu de lecture avant de partir afin de comprendre le système informatique ainsi que le fonctionnement de la clé intelligente. J’ai même dû faire une recherche sur Internet pour trouver le moyen d’accéder au bouchon à essence situé sous un couvercle s’ouvrant grâce à un autre bouton localisé dans là boîte à gants de droite. Si tu ne le sais pas, tu ne peux pas le deviner…

Côté technologique, le système de la Gold Wing est plus complexe que l’ordinateur qui a servi à envoyer Apollo 11 sur la lune, en 1969. Apple CarPlay, Android Auto, système de navigation, système de son et un arsenal électronique complet. Dans le genre vaisseau spatial, on ne fait pas mieux.

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Les fameux couchers de soleil de Sainte-Flavie

Personnellement, je ne suis pas un fan de technologie et j’approuve l’édito de Didier Constant sur ce sujet. Sur la Gold Wing, j’ai trouvé que les menus n’étaient pas toujours intuitifs. J’ai dû me référer au guide du propriétaire à plusieurs reprises afin d’utiliser le système. Bref, ce manuel compte 251 pages, dont 90 pages juste pour le système de navigation. Heureusement, Honda vous offre un résumé de 10 pages pour vous permettre de partir avec un minimum d’information. Ma patience à ce chapitre s’est épuisée après trois pages. C’est pour ça que j’ai mis trois jours à comprendre comment utiliser le répertoire musical de mon téléphone sur le système de son de la Honda, lequel est de très grande qualité. Il est complet et paramétrable en tout sens et la qualité sonore est excellente, même au-delà de 120 km/h, surtout avec le pare-brise électrique réglé en position haute. Ce dernier vous protège complètement des éléments. Vraiment efficace ! Le système de navigation est également complet, ses informations sont claires et tout est ajustable. Rien à redire à ce propos.

Maintenant que je peux faire le plein, je suis prêt pour le décollage. Je pars de Montréal en empruntant l’autoroute 20 vers Québec. Soudain, l’écran m’envoie un message de pression basse du pneu avant. En bon citoyen obéissant, je me plie aux demandes de la Honda et je m’arrête gonfler le pneu. Dans le cas présent, mon aversion pour la technologie s’efface devant son côté pratique. J’apprécie que le système détecte une fuite lente, ce qui m’évite de me coucher à terre afin de vérifier le pneu arrière de la Gold Wing qui est peu accessible derrière les grosses valises latérales.

Sorti du tunnel Hippolyte-Lafontaine, la circulation devient lourde. La vitesse varie constamment. Bien assis et à l’abri derrière le pare-brise, j’écoute la radio. Le moteur ronronne et la douceur de roulement est impériale. J’observe la panoplie de boutons sur les commodos et sur le réservoir. C’est ahurissant ! J’en dénombre 35. Il y en a tellement que chaque fois que je dois me servir des clignotants, je dois regarder le commodo de gauche pour les actionner.

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Le phare de La Martre

Je poursuis ma route cahin-caha et ce n’est qu’à la hauteur de Montmagny que le trafic diminue. J’en profite pour tester le régulateur de vitesse. Très efficace et facile à ajuster. Il se désactive en coupant les gaz à fond, en freinant ou en tirant l’embrayage. Comme sur une auto.

À Mont-Joli, l’autoroute prend fin et je me dirige vers Matane, ma destination de ce premier jour. Je profite de la route à deux voies pour effectuer quelques dépassements. La Gold Wing possède une très bonne accélération, pour peu que vous ne soyez pas sur le dernier rapport. La sixième vitesse est en effet conçue comme un overdrive, ce qui rend le moteur très économique et doux. Il suffit de tomber un rapport et d’ouvrir les gaz afin de profiter de la puissance du moteur et bondir devant les voitures qui vous précèdent.

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Sainte-Anne-des-Monts

J’arrive relativement tôt à Matane. Je dépose mes bagages à l’hôtel et je décide d’explorer les alentours afin de prendre quelques clichés de la Gold Wing, mais aussi de chercher un resto ouvert, car la salle à manger de l’hôtel est fermée en raison d’une pénurie de personnel. Elle propose seulement des repas à emporter ! Sacrée pandémie. !

Ce n’est que vers 20 heures que je peux enfin m’asseoir au resto après qu’une table se libère. En discutant avec le propriétaire, je constate les difficultés auxquelles font face les régions du Québec. Le manque d’offre est criant et le personnel absent. Fini le temps où je partais à l’aventure, trouvant le gîte et le couvert en route. Aujourd’hui, il faut impérativement réserver, sinon c’est la galère.

Au terme d’une journée de près de 650 km, je vais me coucher. Le lendemain matin, je me lèverai tôt pour faire d’autres photos. Je suis en forme et je n’ai pas de douleurs aux poignets ni ailleurs. Elle est vraiment confortable cette Gold Wing.

Un nouveau jour se lève !

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Matane

Moi aussi ! Direction Caplan, dans la Baie-des-Chaleurs en passant par Gaspé et le parc Forillon. Je quitte Matane au lever du soleil. Je m’arrête plusieurs fois en chemin pour faire des photos. En passant à Sainte-Anne-des-Monts, j’aperçois une file d’attente digne d’un spectacle de rock devant le Tim Hortons du coin. J’ai beau avoir envie d’un café frais, je poursuis ma route, déjeunant d’une barre de chocolat et d’un jus d’orange achetés à la station d’essence. Frugal et frustrant.

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La fameuse Maison Blanchette au parc Forillon

La Gold Wing est très à l’aise sur les routes du nord de la Gaspésie. De grandes courbes dessinent un long serpentin d’asphalte bordé d’un côté par la mer et de l’autre par les montagnes. La Gold Wing entame une danse lascive dans un confort exceptionnel. Nul besoin de jouer de l’embrayage, sauf pour dépasser. La température est caniculaire et j’ajuste régulièrement la hauteur du pare-brise électrique afin d’avoir du vent selon la vitesse à laquelle je roule. Je négocie quelques courbes plus serrées peu avant d’arriver à Grande Vallée. Là encore, la Gold Wing fait belle figure, malgré son poids. En fait, il est possible de rouler de façon assez sportive avec cette grosse moto de tourisme. Les limites de la moto sont quand même assez élevées et on les tutoie confortablement installé au guidon.

Grand-Vallee
Vue du village de Grande Vallée depuis la route 132

Dans l’après-midi, j’arrive enfin dans la Baie-des-Chaleurs. Le paysage change. La route aussi. Il y a moins de courbes et plus de villages. Je suis souvent allé en Gaspésie. En effet, ma mère est native de Caplan. Je connais donc bien la région. Mais en arrivant à Percé, je constate que c’est la première fois que je croise autant de gens.

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L’arrivée sur Percé et l’île Bonaventure

J’arrive à Caplan en fin de journée, après avoir roulé pendant 11 heures pour compléter les quelque 550 km du trajet. Les multiples arrêts photo rallongent passablement la journée. Je suis un peu fatigué, mais, là encore, je ne ressens ni douleurs ni courbatures. Juste une bonne fatigue.

 Demain est un autre jour

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Le pont couvert de Saint-Edgard

Le troisième jour, il fait canicule. Ça tombe bien. J’ai décidé d’observer une pause pour me consacrer à la famille. Aujourd’hui, c’est l’anniversaire d’un de mes oncles. Je profite quand même du soleil matinal pour me rendre au pont couvert de Saint-Edgard, prendre quelques photos, ainsi qu’à l’aire de repos de New Richmond. Là, je rencontre un couple qui fait le tour de la Gaspésie en motos anciennes. Lui a une vielle Suzuki GS 500 et elle une Yamaha Bolt. Leurs sacs à dos sont ficelés sur leurs selles. Le trajet est écrit sur un bout de papier collé au réservoir. À l’ancienne, comme je vous le dis. Ils ont sélectionné uniquement des routes secondaires. Avec la Gold Wing suréquipée — siège chauffant, GPS et tout l’arsenal technologique —, je suis aux antipodes de leur façon de voyager.

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Halte de New Richmond

Je rentre à Caplan et je passe l’après-midi avec ma mère. Le soir, nous partageons un bon moment en famille avec les oncles et les tantes, puis je termine la soirée autour du feu avec les nouveaux propriétaires de l’auberge à discuter de ce qui les a amenés à acheter une maison historique et à s’établir en Gaspésie.

Il est temps de rentrer

Quatrième jour. Le retour. Près de 900 kilomètres me séparent de la maison où je dois être en fin d’après-midi, au plus tard. J’enfourche la Gold Wing à 5 h 40. Direction la Vallée de la Matapédia, question d’éviter le trafic des caravanes qui se traînent lamentablement.

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La route du parc de la Matapédia

Il fait frais ! Les poignées chauffantes sont appréciées et je dévale la vallée à vitesse soutenue. Le comportement de la Gold Wing est très sain et je négocie les courbes avec confiance. Ce n’est que rendu à Amqui que le trafic s’intensifie. J’effectue plusieurs dépassements comme si de rien n’était. Les voitures et les caravanes ne sont que de simples obstacles à contourner. À un moment donné, lors du dépassement de plusieurs voitures, l’une d’elles se rabat sur moi. J’essaie de klaxonner, mais impossible de trouver le bouton instinctivement. Je freine sans pouvoir signaler ma présence, car je ne veux pas quitter la route des yeux. Auparavant, ce genre de choses n’arrivaient jamais. On savait où se trouvaient les commandes sans avoir à les chercher. Elles tombaient naturellement sous la main. Mais depuis l’avènement de l’électronique et l’éclosion de boutons — les commodos ressemblent de plus en plus au visage d’adolescents pubères dévorés par l’acné —, c’est l’enfer ! Sur la Gold Wing, le bouton de la marche arrière électrique occupe la place auparavant dévolue au klaxon. Pas très efficace pour signaler sa présence ou avertir les autres usagers de la route. Sans parler de la clé intelligente qui vaut une fortune et que l’on doit toujours avoir sur soi. Et qui, parfois, n’est plus reconnue par le système. Attention de ne pas la perdre ! Une clé simple, que l’on peut reproduire à peu de frais chez un serrurier est quand même plus pratique, vous en conviendrez. Et c’est plus rassurant pour le pilote !

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Sur le bord du Fleuve

Au fur et à mesure que la journée avance, je me rapproche de Québec. La circulation devient très lourde. Arrivé dans la Vieille Capitale, je décide de traverser sur la rive nord et de rentrer par l’autoroute 40 afin d’éviter un tronçon de la 20 en travaux et où l’on roule pare-chocs à pare-chocs. Entre Québec et Montréal, le trafic est cauchemardesque. Et, comme si ça ne suffisait pas, les gens conduisent très mal. Heureusement que la Gold Wing possède une bonne accélération et un freinage puissant permettant d’éviter les situations dangereuses.

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J’arrive finalement près de Montréal à 14 heures. Je bifurque alors par la 138, à la hauteur de Saint-Sulpice afin d’éviter la congestion monstre à l’entrée de Montréal. Je m’arrête laver la moto et faire un dernier plein avant de la remettre au patron. Mission accomplie !

La reine des motos de tourisme

Au terme de ce périple, je peux affirmer sans l’ombre d’un doute que la Gold Wing est une moto faite pour traverser l’Amérique du Nord en tout confort. Avec son moteur doux, performant et peu gourmand (j’ai enregistré une moyenne de 4,89 litres au 100 km lors des 2096 kilomètres de mon escapade de quatre jours), elle s’avère une excellente routière.

La position de conduite frôle la perfection, la selle est confortable, la protection contre les éléments est excellente, rendant la conduite plaisante. Pour ce qui est de l’agrément, elle propose un système audio très performant, un bon système de navigation, un ensemble de bagagerie logeable… de quoi partir au bout du monde avec armes et bagages.

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Les seuls désagréments que j’ai rencontrés avec la Gold Wing sont reliés à l’électronique omniprésente. Un indicateur de coffre ouvert récalcitrant, des commodos surchargés et certains menus complexes ont parfois mis ma patience à l’épreuve.

Néanmoins, si j’avais le temps et le budget, je partirais en Gold Wing dans la vallée de l’Okanagan, en Colombie-Britannique, sans hésiter un instant. C’est un coin de pays où j’aimerais bien mettre les roues. Après tout, Kelowna n’est qu’à 4 200 km de Montréal. Ça se fait les doigts dans le nez !

Fiche technique

21YM HONDA GL1800 GOLD WING TOUR

INFORMATIONS GÉNÉRALES

  • Poids tous pleins faits : 384 kg
  • Hauteur de selle : 745 mm
  • Capacité essence : 21 L
  • Consommation : 4,9 L/100 km
  • Autonomie : 430 km
  • Coloris : Noir poudre à canon métallisé/Noir mat
  • Prix : 33 359 $ (Gold Wing Tour) — 34 559 $ (Gold Wing Tour DCT) — 37 159 $ (Gold Wing Tour DCT Airbag)

MOTEUR

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  • Moteur : six cylindres à plat, 4 temps, ACT et 4 soupapes par cylindre, refroidi par eau
  • Puissance : 126 ch à 5 500 tr/min
  • Couple : 125 lb-pi à 4 500 tr/min
  • Cylindrée : 1 833 cc
  • Alésage x course : 73 x 73 mm
  • Rapport volumétrique : 10,5:1
  • Alimentation : Injection électronique PGM-FI avec starter automatique
  • Transmission : manuelle à six rapports (DCT en option)
  • Entraînement : par cardan

PARTIE-CYCLE

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  • Suspension : AV : Double bras triangulaire relié à un monoamortisseur Showa avec contrôle électronique de la force d’amortissement selon le mode de conduite présélectionné). AR : Monobras oscillant Pro Arm et système Unit Pro-Link comprenant un amortisseur Showa avec réglage électronique de la précontrainte du ressort, contrôle électronique de la force d’amortissement, selon le mode de conduite présélectionné.
  • Empattement : 1 695 mm
  • Chasse/Déport : 30,5 degrés/109 mm
  • Frein avant : double disque hydraulique Dual-CBS ø 320 mm avec étriers 6 pistons à montage radial, ABS et plaquettes métal fritté
  • Frein arrière : simple disque hydraulique ventilé Dual-CBS ø 316 mm avec étrier 3 pistons, ABS et plaquettes métal fritté + frein de parking (DCT)
  • Pneus : Dunlop Sportmax D423
    130/70 – 18 à l’avant ;
    200/55 – 16 à l’arrière.

Verdict final

21YM HONDA GL1800 GOLD WING TOUR

ON AIME BIEN

  • Le couple phénoménal du moteur six cylindres à plat.
  • Le confort royal.
  • L’équipement pléthorique.
  • La rigueur de la partie cycle.
  • Le centre de gravité bas.

ON AIME MOINS

  • L’électronique envahissante.
  • Le poids imposant.
  • Le prix élevé.

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 Galerie

 

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